Biographie de Thomas Edison

Biographie de Thomas Edison

Thomas Edison naît le 11 février 1847 à Milan aux États-Unis dans une famille modeste de cette ville de l’Ohio. C’est un enfant précoce, qui dévore de nombreux livres et possède, dès l’âge de 10 ans, son petit laboratoire de chimie. Intéressé par le télégraphe et les trains, il débute sa carrière en 1866 en travaillant comme télégraphiste. Edison invente cette même année un télégraphe duplex, qui devient multiplex en 1869 et qu’il commercialise au début des années 1870 pour gérer les cours de la Bourse. Avec l’argent récolté, il crée son propre laboratoire de recherche en 1874 et dépose de nombreux brevets. Il invente le phonographe en 1877, qui enregistre et reproduit tous les sons de manière mécanique.

Fondateur de la General Electric, l’une des premières puissances industrielles mondiales, il fut un inventeur prolifique (plus de 1 000 brevets). Pionnier de l’électricité, diffuseur, vulgarisateur, il fut également l’un des inventeurs du cinéma et de l’enregistrement du son. Il est parfois surnommé « le sorcier de Menlo Park », ville du New Jersey rebaptisée « Edison » en son honneur en 1954.

Enfance autodidacte – Formation

Thomas Alva Edison est le cadet d’une famille modeste qui le stimule intellectuellement et politiquement.

En 1854, alors qu’il est âgé de 7 ans, sa famille s’installe à Port Huron dans le Michigan où son père obtient un emploi de charpentier. Son professeur, le révérend Engle, le considère comme un hyperactif stupide car il se montre trop curieux, pose trop de questions et n’apprend pas assez rapidement. Après trois mois de cours, il est renvoyé par son établissement scolaire. Aidé par sa mère qui lui donne des cours à la maison, il complète alors sa formation de base en parfait autodidacte, lisant des grands auteurs comme Charles Dickens ou Shakespeare, et dévorant tous les livres de science que sa mère lui apporte, notamment l’ouvrage de physique expérimentale School of Natural Philosophy de Richard Green Parker. Il fréquente assidûment la bibliothèque de Détroit : « Si mes souvenirs sont exacts, je commençai par le premier livre du rayon du bas pour dévorer ensuite tout le reste, l’un après l’autre. Je n’ai pas lu quelques livres ; j’ai lu la bibliothèque entière ».

En 1857, âgé de 10 ans, Thomas possède déjà un vrai petit laboratoire de chimie dans le sous-sol de la maison de ses parents pour développer son intelligence et ses capacités, en reproduisant les expériences de School of Natural Philosophy.

En 1859, âgé de 12 ans, Thomas obtient la concession exclusive de vendeur de journaux, boissons, cigares, cigarettes, bonbons, dans le train de la « Grand Trunk Railway » qui fait l’aller-retour quotidien Port Huron-Detroit, en utilisant ses premières économies pour acheter des produits chimiques à la pharmacie locale. Il en profite pour vendre dans les gares des fruits et légumes. Avec l’argent gagné et l’aide de quatre assistants, il s’achète vers 1862 une presse d’imprimerie d’occasion qu’il installe dans un wagon à bagages pour la rédaction et l’impression (durant les trajets) de son propre mini-journal hebdomadaire le Weekly Herald, premier à paraître à bord d’un train, tiré à 400 exemplaires. Le 6 avril 1862, Edison annonce à ses voyageurs lecteurs, grâce à un ami télégraphiste de Détroit, les nouvelles de la bataille de Shiloh. La même année, il s’intéresse également au télégraphe du train, inventé en 1838 par Samuel Morse. Il est autorisé à aménager son laboratoire de chimie dans son wagon à bagages-imprimerie. Il poursuit ses expériences durant les haltes de 5 heures à Détroit. Une embardée du train renverse un flacon de phosphore et provoque un incendie, ce qui lui vaut son renvoi immédiat avec cependant ses premiers 2 000 dollars de gain commercial, fièrement gagnés.

Âgé de 13 ans, il attrape la scarlatine dont il ressort pratiquement sourd, même si Edison forge sa légende en racontant qu’il eut une surdité partielle de l’oreille gauche après qu’un cheminot l’eut empoigné par les oreilles (autre version qu’il donne : l’eut giflé) alors que son laboratoire de chimie prenait feu. Dès lors, ce handicap influence fortement son caractère, comme il l’explique lui-même : « J’étais exclu de cette forme particulière des relations sociales qu’on appelle le bavardage. Et j’en suis fort heureux… Comme ma surdité me dispensait de participer à ces bavardages, j’avais le temps et la possibilité de réfléchir aux problèmes qui me préoccupaient ». Ce comportement renfermé sur la pensée et la réflexion influence aussi l’orientation de ses recherches. Son désir d’améliorer le sort de l’humanité décuple son avidité pour la lecture, en particulier pour les ouvrages de chimie, d’électricité, de physique et de mécanique. « Ma surdité m’avait appris que presque n’importe quel livre peut être agréable ou instructif ».

Les inventions de Thomas Edison

Après la création de sa société qui deviendra plus tard General Electric, Thomas Edison est à l’origine de nombreuses inventions : un microphone pour les téléphones (1876), le phonographe (1977), une lampe à incandescence (1879) en améliorant une invention déjà existante, ainsi qu’une centrale électrique à courant continu (1882). Il inventera également le kinétographe (1891), c’est-à-dire la première caméra de prises de vues cinématographiques au format de pellicule 19 mm. Le format 35 mm à défilement vertical vient au même moment (1891), et plus tard le premier studio de production de films (1893). Citons également la lampe fluorescente à partir d’un tube à rayons X (1895) ou encore un appareil de projection de films destiné aux amateurs, le Home Projecting Kinetoscope (1903).

La première centrale électrique à charbon du monde est donc l’œuvre de Thomas Edison. Le but ? Produire du courant continu dans le quartier de Wall Street à Manhattan (New York), à savoir 85 maisons via pas moins de 1 200 lampes. Plus tard, plusieurs autres centrales éclaireront ensemble pas moins de 430 immeubles de la ville par le biais de plus de 10 000 ampoules. Lors d’une bataille entre Thomas Edison – partisan du courant continu – et son employé Nikola Tesla (courant alternatif), le premier avait tenté de prouver le danger du courant alternatif en électrocutant des animaux. Ces démonstrations conduiront à l’invention de la chaise électrique par Harold P. Brown – un autre de ses employés – à la fin des années 1880.

Thomas Edison avait également un projet d’invention qu’il n’a pas pu réaliser avant sa mort en 1931, à l’âge de 84 ans. En effet, l’intéressé désirait mettre au point un “nécrophone”, c’est-à-dire un appareil censé permettre la communication avec les morts en enregistrant leur voix et d’autres sons. En effet, l’inventeur pensait que « l’âme de l’homme est immortelle ». Un an avant sa mort, l’inventeur continuait de travailler d’arrache-pied. Il avait en effet mené des tests sur environ 17 000 plantes afin de fabriquer de la gomme synthétique, ce qui a donné lieu à son dernier dépôt de brevet.

Les citations de Thomas Edison

  • “Pour créer, il suffit d’avoir une grande imagination et une pile de vieilleries.”
  • “Je ne me décourage pas car toute tentative infructueuse qu’on laisse derrière soi constitue un autre pas en avant.”
  • “Je n’ai pas échoué. J’ai juste trouvé 10 000 solutions qui ne fonctionnent pas.”
  • “Je vais rendre l’électricité si bon marché que seuls les riches pourront se payer le luxe d’utiliser des bougies.”
  • “Le génie est fait d’un pourcent d’inspiration et de quatre-vingt-dix-neuf pourcent de transpiration.”
  • “Ne jamais perdre du temps à inventer des choses que les gens ne seraient pas susceptibles d’acheter.”
  • “La valeur d’une idée dépend de son utilisation.”
  • “Si nous faisions tout ce que nous sommes capable de faire, nous en serions abasourdis.”
  • « Notre plus grande faiblesse réside dans l’abandon ; la façon la plus sûre de réussir est d’essayer une autre fois. »
  • « J’étais exclu de cette forme particulière des relations sociales qu’on appelle le bavardage. Et j’en suis fort heureux… Comme ma surdité me dispensait de participer à ces bavardages, j’avais le temps et la possibilité de réfléchir aux problèmes qui me préoccupaient. Ma surdité m’avait appris que presque n’importe quel livre peut être agréable ou instructif. »

Vie de famille

Le 25 décembre 1871, il épouse Mary Stilwell (6 septembre 1855 – 9 août 1884), une des employées de son laboratoire, âgée de quinze ans, qui décède prématurément à l’âge de 28 ans, laissant Thomas veuf avec trois enfants : Marion Estelle Edison (18 février 1872 – 16 avril 1965, à 93 ans), Thomas Alva Edison Jr. (10 janvier 1876 – 25 août 1935, à 59 ans) et William Leslie Edison (26 octobre 1878 – 10 janvier 1935, à 57 ans).

Il se remarie à Mina Miller (1866-1947) en 1886, avec qui il aura trois autres enfants : Madeleine Edison (31 mai 1888–1979), Charles Edison (3 août 1890-1969), 42e gouverneur du New Jersey (1941-1944), et Theodore Miller Edison (10 juillet 1898 – 25 novembre 1992, à 94 ans).

Dans les dernières années de sa vie, il fait la connaissance d’Aimée de Heeren, jeune Brésilienne de grande beauté, à qui il offre de somptueux bijoux.

Travailleur acharné, Edison se concentre tellement sur ses travaux qu’il ne passe que peu de temps auprès de sa famille. Il évite la plupart des situations sociales, d’autant que sa surdité lui évite les bavardages. Sa détermination et son esprit procédurier sont souvent vécus comme tyranniques par ses employés et son entourage



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