Biographie d’Andrew Carnegie (1835-1919)

Biographie d’Andrew Carnegie (1835-1919)

Ce magnat de l’acier accumula une fortune colossale, ce qui fut de lui l’américain le plus riche de son temps. Mais Andrew Carnegie, philanthrope dans l’âme, garda toujours la conviction que la réussite d’un homme n’a de sens que si elle bénéficie à tous.

Andrew Carnegie est premier fils de l’union de Margaret et William Carnegie. Son père participe au chartisme, mouvement social dont le but est d’améliorer les conditions de vie des ouvriers en Grande-Bretagne.
Alors que le commerce de son père périclite, sa famille émigre aux États-Unis en 1848 et, alors qu’il a treize ans, Andrew Carnegie emménage à Allegheny en Pennsylvanie.

Après avoir commencé dans l’industrie textile comme simple ouvrier, il décida de s’éduquer en allant lire des livres dans les bibliothèques proches de sa maison.

Il crée par la suite l’une des plus importantes aciéries américaines à Pittsburgh, entre la guerre de Sécession et le début du xxe siècle.

En 1848, elle débarque en Pennsylvanie et s’installe près de Pittsburgh où les filatures offrent des débouchés aux immigrants. Carnegie commence à travailler en usine. Il est chargé d’embobiner le fil douze heures par jour et six jours par semaine. A cette époques, nous sommes loin des 35 heures …

L’adolescent, persuadé qu’il peut évoluer vers une activité plus intéressante se distingue par sa « mémoire d’éléphant ». Il devient comptable et recommandé par un oncle, il trouve ensuite une place de télégraphiste. Doté d’une capacité à mémoriser les noms, adresses et activités de tous les clients, le jeune homme se fait aussitôt remarquer par l’un d’entre eux : Thomas Scott qui impressionné, l’embauche aussitôt comme secrétaire.

Âgé d’à peine 18 ans, Carnegie commence son ascension …

Son nouveau patron est le super intendant des chemins de fer de Pennsylvanie. A cette époque le transport ferroviaire est en pleine expansion et va entraîner toute l’économie américaine à sa suite. Conscient qu’il a trouvé la perle rare, Thomas Scott prend son jeune assistant sous son aile et s’emploie à faire de son protégé un futur dirigeant. Et il ne le regrettera pas.

Grâce à lui, Andrew Carnegie découvre le monde des chemins de fer, monte très rapidement en grade et surtout s’initie aux jeux subtils de la spéculation.

Il acquiert ainsi une première participation au capital d’une petite compagnie prometteuse qui fabrique des wagons-lits, Woodruff. Deux ans plus tard son investissement  lui à rapporté quinze fois sa mise initiale. L’apprenti homme d’affaires apprend vite et grisé par le succès, il multiplie les placements financiers : mines, fonderies, puis sociétés pétrolières … Mais surtout, son autre talent est de débusquer les secteurs d’avenir.

« Prends soin du moindre penny, les pennies prendront soin d’eux même. » lui répétait souvent sa mère, une femme au caractère bien trempé. Il retiendra la leçon en faisant preuve de rigueur dans la conduite de ses affaires.

Sa stratégie est la suivante : il s’assure des participations au capital assez importantes pour peser sur les choix des entreprises. Son coup de maître est réalisé par la fusion qu’il organise entre Woodruff et le géant Pullman, empochant au passage une énorme plus-value.

A seulement 30 ans, Andrew Carnegie peut donc se targuer d’être déjà à la tête d’une belle fortune.

Nous sommes en 1865, la guerre de sécession s’achève et l’optimisme reprend. Dans le tourbillon des affaires, les entrepreneurs jouent un rôle primordial. Mais parmi eux, c’est Andrew Carnegie qui va incarner le rêve américain.

Présentant l’expansion du chemin de fer,  Carnegie investie massivement dans le secteur de l’acier et répond immédiatement  à l’explosion de la demande de rails. C’est en effet plus de 270 000 kilomètres de voies ferrées qui seront construits en trente ans. Il devient le principal constructeur ferroviaire du pays en créant de surcroît sa propre aciérie pour assurer et contrôler lui même ses approvisionnement en rails et poutrelles.

Le succès de sa société, Carnegie Steel Company, est essentiellement lié à sa capacité de produire en grande quantité et à bas prix des rails de chemin de fer, dont la demande est forte à cette époque.

Sa stratégie s’avère payante car en 1870, avec un revenu annuel de 50 000 dollars, il devient un homme immensément riche.

Mais ce fin stratège ne s’arrête pas là. Lors d’un voyage en Angleterre en 1872, il découvre un nouveau procédé révolutionnaire de fabrication d’acier, inventé par Bessemer. Conquis par cette découverte qui permet de produire des rails capables de résister à un trafic très dense, il l’importe directement dans son usine à Pittsburgh, considérée alors comme la plus moderne de son époque.

Il conçoit ainsi une production de masse pour faire baisser les coûts. Il sait aussi tirer profit de la grande liberté que l’État Américain accorde de ce fait aux entrepreneurs de cette époque.

En 1892, toutes ses usines sont regroupées au sein du même groupe nommé pour l’occasion : Carnegie Steel Compagny qui devient dès lors la plus grosse entreprise mondiale. A tel point qu’à la veille de la première guerre mondiale, la production industrielle des États Unis équivaut déjà à celle de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne et de la France réunies. Et ce, grâce en grande partie à l’activité de Carnegie.

Mais l’homme finit par se lasser du jeu des affaires. Reconnaissant pour la réussite de sa carrière, il part du principe que la vie d’un industriel se divise en deux temps :

le premier consiste à faire fortune, le deuxième à la redistribuer.

C’est ainsi qu’il réalisera à 66 ans une transaction record jamais égalée depuis, puisqu’il vendra son empire en 1901 au banquier John Pierpont  Morgan qui cherchait à construire un trust américain de l’acier (futur US Steel) pour une somme faramineuse de 480 millions de dollars.

A la tête de la plus grande fortune de la planète, Andrew Carnegie dépensera ensuite sans compter pour divers œuvres caritatives : fondations, écoles, bibliothèques, musées, salles de spectacle, etc.

Il sera aussi le mentor d’un jeune journaliste, en lui proposant de l’aider à exploiter une idée extraordinaire. Celle d’étudier, à l’aide de son carnet d’adresse prestigieux,  les arcanes de la réussite de ses confrères pour élaborer une philosophie du succès. Ainsi à travers ses écrits et notamment « Réfléchissez et devenez Riche » , Napoléon Hill relevera le défi haut la main en enseignant les Lois du Succès au plus grand nombre d’auditeurs possibles toute sa vie durant.

Ces principes ont eu un tel impact qu’ils sont encore aujourd’hui à l’origine de nombreuses grandes fortunes.

Quant à Andrew Carnegie, son nom gagnera en postérité bien au delà de sa réussite comme magnat de l’acier.

Les citation d’Andrew Carnegie

  • « J’ai connu des millionnaires manquant cruellement d’une nourriture qui à elle seule peut entretenir tout ce qui est humain dans l’homme, et je connais des travailleurs, et nombre de ceux qu’on appelle pauvres, qui connaissent des plaisirs inatteignables par ces mêmes millionnaires. C’est l’esprit qui enrichit le corps. »
  • « Il n’est pas de catégorie sociale plus misérable que celle qui possède uniquement l’argent. L’argent ne peut être qu’une bête de somme au service de quelque chose qui le dépasse infiniment. Élevé à un rang plus important, comme il l’est parfois, l’argent reste pourtant le Caliban qui ne peut quitter son rôle bestial. Mes aspirations me portent plus haut. »
  • « Puissé-je avoir contribué à l’enrichissement et aux joies de l’esprit, à tout ce qui apporte aux vies des laborieux de Pittsburgh, un peu de douceur et de lumière. C’est pour moi le meilleur usage que l’on puisse faire de la richesse. »
  • « La question de notre époque est la répartition adéquate des fortunes afin que les liens de fraternité puissent continuer à maintenir ensemble les riches et les pauvres en relations harmonieuses. » ( L’Évangile de la Richesse, A. Carnegie, 1889 )
  • « Pratiquement jamais personne n’a conservé une fortune faite en spéculant. »
  • « Toute vie qui n’a pour but que de ramasser de l’argent est une piètre vie. »
  • « Tout homme qui meurt riche meurt déshonoré. »
  • « Le travail d’équipe permet à des personnes ordinaires de faire des choses extraordinaires. »
  • « Ma définition du succès est la suivante : le pouvoir qui permet d’acquérir ce que l’on attend de la vie sans violer les droits des autres. »
  • « Tout homme qui acquiert la capacité de prendre pleine possession de son propre esprit peut prendre possession de tout ce à quoi il estime avoir droit »


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