Biographie de Richard Branson

Biographie de Richard Branson

Fondateur de la marque Virgin, Richard Branson est un entrepreneur britannique qui se distingue autant par la taille de son portefeuille que par sa capacité à imaginer des projets tous plus hallucinants les uns que les autres. En 2011, le magazine « Forbes » classe ce visionnaire à la quatrième place des hommes les plus riches de Grande-Bretagne. Pas forcément un crack à l’école, Richard Branson prend son indépendance à 16 ans lorsqu’il lance son propre magazine, « Student ». A 20 ans, il plonge vraiment dans les affaires en créant Virgin Records, société qui vend des disques par correspondance. C’est la première étape de ce qui devient ensuite Virgin Group, un immense groupe industriel aux activités diverses et variées. Les sociétés de l’entité opèrent dans les secteurs des médias, du transport ou encore du divertissement. Avec son araignée, l’Anglais imagine même une entreprise qui a pour but de développer le tourisme spatial, Virgin Galactic. Au total, Virgin Group emploie plus de 50 000 salariés dans 29 pays différents. Richard Branson cultive sa popularité en se lançant dans des défis incroyables, sans regarder à la dépense. C’est ainsi que l’aventurier bat le record de traversée de l’Atlantique en 1986 à bord de « Virgin Challenger II ». Il franchit ce même océan dans une montgolfière high-tech l’année suivante, avant de réussir un exploit identique au-dessus du Pacifique en 1991, ou encore de traverser la Manche en kitesurf à 61 ans…

Quel est le point commun entre Virgin RecordVirgin MégastoreVirgin Atlantic et Virgin Cola ?

Un homme : Richard Branson, milliardaire de son état qui a su imposer par son génie en Marketing, un seul nom :

Virgin !

Pourtant, avant de constituer un empire aussi hétéroclite que le sien, rien ne semblait être acquis d’avance pour ce patron autodidacte …

Né en 1950, le jeune Richard est l’ainé d’une famille plutôt modeste de trois enfants. Son père est juriste et sa mère est femme au foyer.

Chez les Branson, on développe le système D. Ses parents encouragent leur progéniture à cultiver l’art de relever les défis. C’est ainsi que Richard gagne ses 10 premiers shilling à douze ans, en pariant avec sa tante Joyce qu’il saura nager avant la fin de l’été.

Après cette première victoire, le jeune garçon devra faire face à un nouveau défi, son échec scolaire. Ses résultats sont catastrophiques et pour cause, il souffre de dyslexie. Or à cette époque, la dyslexie n’est pas encore vraiment reconnue et Richard se fait taxer de cancre invétéré par tous ses professeurs.

Cela ne l’empêche pas, avec un culot monstre de quitter l’école dès l’âge de 16 ans pour fonder « Students » un magazine d’étudiants libertaires, son premier succès.

Son flair l’oriente très vite ensuite, vers un marché plus lucratif, la vente par correspondance de disques à bas prix. Nous sommes en pleines périodes prolifiques des années soixante-soixante-dix, où des artistes inconnus jusqu’alors, commencent leur carrière telle que les Rolling StonesBob Dylanles Beatlesles Doors, pour ne citer que les plus connus. Richard est au première loge.

Une grève des Postes qui s’éternise donnera l’idée à Branson, de créer sa propre boutique de disques. Un premier pas franchis qui donnera naissance quelques années plus tard, aux célèbres grands magasins internationaux : les « Virgin Mégastore » .

Richard Branson se lance également dans la production de disque en fondant Virgin Record. C’est l’une de ses collaboratrices de la première heure qui trouve l’idée du nom « Virgin » puisque : « nous sommes tous vierge en business ».

En 1971 le premier studio d’enregistrement ouvre ses portes, dans un ancien manoir, près d’Oxford.

Richard mise alors sur des artistes qu’il juge novateurs.

Son label produit notamment Mike Oldfield et son célèbre « Tubular bells » (repris pour la B.O de « l’Exorciste »), première production et jackpot immédiat avec plus de 10 millions d’albums vendus. Il affichera aussi d’autres artistes comme Boy George et Culture Club à son heure de gloire, les Sex-PistolsPhil Collins, les Rolling Stones etc.

Au fil des années Virgin acquiert une renommée internationale.

Mais l’homme bouillonne d’idées pour imposer sa marque dans divers autres secteurs.

Or l’aventure du transport aérien l’attire de plus en plus.

En fait, l’idée lui vient en vacances, lorsque le vol régulier pour rejoindre Porto-Rico est annulé. Devant le désarroi de nombreux autres touristes, Richard passe quelques coups de fil et négocie pour 2000 dollars l’affrètement d’un avion. Une fois divisé le prix total par le nombre de sièges, il se balade dans le hall avec une ardoise : Virgin Airways : Porto-Rico-aller simple : 38 dollars.

L’anecdote veut qu’un client lui dise à l’atterrissage : « Le vol était assez sympa, mais en améliorant un poil le service, vous pourriez vous lancer pour de bon ! ».

La création de Virgin Atlantic ne se fait pas toutefois sans heurt. En effet, le business-man s’attire le courroux d’un gros mastodonte du transport aérien : British-Airways. Il s’ensuit une guerre sans répit entre les deux compagnies. Finalement, Branson gagne son procès en 1993. Lord King, patron de British-Airways est condamné à lui verser 610 000 livres pour une campagne diffamatoire contre sa compagnie.

Une somme rebaptisée « bonus de British Airways » est répartie par le P.DG de Virgin entre ses salariés.

C’est aussi une des autres force de Branson, celle de prendre soin de son personnel. Son équation est simple : « si vos salariés sont bien traités, ils seront motivés pour faire un excellent travail, les clients seront comblés, les bénéfices rentreront et enfin les actionnaires pourront investir en conséquence. »

La marque Virgin s’installe également dans divers autres secteurs : les sodas avec Virgin Cola en 1994, les lignes de chemin de fer avec Virgin Rail en 1996. Suivront une radio, des agences de voyages, des abonnements pour mobiles…

Et même depuis peu, Virgin Money, société avec laquelle il entend concurrencer les banques sur le territoire Britannique. Une sorte de revanche en quelque sorte, avec les institutions financières qui ne lui ont pas toujours facilité la tâche. On évoquera brièvement, la pression des banques lors du rachat de Virgin Music par EMI pour la bagatelle d’un Milliard de dollars. Afin de sauver sa compagnie aérienne qui était alors en difficulté, face au peu scrupuleux British-Airways.

Richard Branson n’hésite pas également à donner de sa personne lorsqu’il s’agit de faire connaître sa marque partout dans le monde, quitte parfois même à prendre le risque d’y laisser… sa peau !

Aventurier de l’extrême, il aime comme nous l’avons déjà évoqué plus haut, se lancer de nouveaux défis. Sa passion pour les voyages en montgolfière le conduira à battre plusieurs records dont la traversée de l’Atlantique en ballon en 1987. Expérience qui faillit lui couter… la vie !

En résumé, la marque Virgin, c’est 35 filiales dans 15 secteurs très différents, avec un seul porte drapeau : Branson !

Son secret ?

Ses sociétés sont toutes gérées de manières autonome par des directeurs qui reçoivent une participation au capital. Même si les mauvaises langues affirment que cela manque de cohérence, toutes les activités du sexagénaire autodidacte sont rentables.

Notre milliardaire, anobli récemment par la reine Élisabeth, est aujourd’hui, à la tête d’une fortune estimée à trois milliards de dollars.

Et il ne compte pas en rester là. Son nouveau défi ?

Se lancer dans les voyages de tourisme spatial : Virgin Galactic, avec l’aide d’une société américaine qui a construit pour l’occasion un vaisseau baptisé « SpaceShipTwo » .

Le premier vol avec passagers est prévu dès la fin 2011. Prix du billet : 200 000 dollars.

Les leçons de son succès :

  • Du culot et de l’audace
  • Un patron  très sympa et médiatique qui représente une véritable publicité ambulante
  • Dès qu’une filiale menace de subir des pertes, il faut la revendre

« Le succès n’est pas seulement une question de chance. Vous devez avoir foi en vos capacités et le construire par vous même. De cette manière, les autres aussi croient en vous. » (Richard Branson)

5 conseils en leadership – Richard Branson

La mondialisation oblige chacun d’entre nous à être plus entreprenant. Alors quand un PDG distille ses secrets de réussite, on l’écoute. Et l’on comprend que pour réussir, il faut avant tout agir.

Branson partage à travers des livres et de nombreux articles, que l’on peut trouver sur le web, les leçons qui lui ont permis de réussir aussi bien dans sa vie professionnelle que personnelles.

Faites-vous remarquer, soyez visible

Vous ne serez jamais récompensé si personne ne distingue votre travail. Il est donc important que vos responsables remarquent votre travail.

Mettez-vous en scène – en restant enfermer dans votre bureau vous joué le jeu de la concurrence, qui elle pendant ce temps fait-tout pour ne pas passer inaperçu.

Branson est un maitre en la matière, pour chaque nouveau produit ou service qui lance, il n’hésite pas à attirer tous les regards vers lui. Il a bien compris qu’il est le moyen de réussir.

La règle par excellence, dans un monde ultra médiatisé, le marketing personnel devient une arme pour se distinguer de la masse.

La perfection est inatteignable

La perfection n’existe pas !

Branson pense que n’importe quel produit ou service, aussi brillant soit-il, et possible d’être amélioré.

Il en est de même concernant le potentiel humain, il nous est toujours possible de nous améliorer.

Décrochez le téléphone

Ces dernières années la qualité des communications c’est appauvrie, les gens évitent les appelles téléphoniques et les réunions en face à face. Pour s’en rendre compte, il ne vous reste qu’à regarder le nombre de SMS et email professionnel que vous recevez par jour.

Résoudre un problème par courriel ou texto et très difficile. Alors, décrochez votre téléphone, où mieux encore prenez un rendez-vous. Rien ne vaut un bon face à face.

Ne surveillez pas des moutons, rassemblez des chats

Richard Branson ne veut pas de gens qui se contentent de suivre aveuglément les directives, il veut des personnes engagées, qui dépassent leur limite, pour cela il compte sur sa propre capacité à obtenir le meilleur des individus en créant autour d’eux un environnement exigeant. C’est de cette manière qu’il obtient le meilleur de chacun.

Être un leader, pas un patron

Il y a une différence énorme entre un patron et un leader…

Bronson voit le patron comme une personne autoritaire qui ordonne des ordres et se fait obéir par peur.

Le leader lui inspire les autres à accomplir leurs tâches. On suit les leaders pour ce qu’ils sont, pas pour ce qu’ils font. Il est plus question d’influence que d’autorité.

Pour résumer

  • Faites vous remarquer, pour cela n’hésitez pas à vous mètre en scène.
  • Continué à approfondir et à développer vos connaissances.
  • Bougez-vous ! Sortez du bureau, allez au-devant du client.
  • Formez une véritable équipe en développant un environnement de travail qui permette à vos collaborateurs de dépasser leurs limites.
  • Soyez un leader influent, pas un patron autoritaire


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